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Témoignage Karine
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Faire transpirer le message de l'Evangile

Cela signifie, pour moi, qu'il ne s'agit pas nécessairement de témoigner de Jésus par des paroles, mais plutôt de vivre de son amour. Quel est le moteur ? Pourquoi avons-nous envie d'aider les autres, le déraciné, le différent, le malade ? Parce que nous sommes convaincus de l'excellence du modèle : Jésus a fait des tonnes de choses parce qu'Il aimait. Il n'a pas agi pour gagner quoi que ce soit puisqu'Il avait déjà tout ! Il l'a fait PARCE QUE Dieu aime.

A nous de l'imiter : agissons sans attendre la reconnaissance des autres, de la société ou de nos églises. N'agissons pas POUR gagner quelque chose, agissons PARCE QUE Jésus aime. Cela rejoint la question du salut par la grâce et non par les oeuvres.

Le Christ n'a pas regardé les gens en fonction de ce qu'ils avaient fait. Non, il a regardé l'être. Il était dans la relation à l'autre, dans l'amour de l'autre. C'est passionnant ! Imitons-le !
Regardons avec le regard du Christ. Chaussons ses lunettes !

Interview Karine
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 INTERVIEW : 3 questions à Karine Rouvière  

Karine Rouvière est coordinatrice de « Protestants 2017 » à Lyon. Mariée, mère de deux jeunes femmes, elle est membre de l’église adventiste de Collonges au Mont d’Or.

Q : Que signifie « Protestants 2017 » ?
K.R. :
En 2017, les protestants fêteront les 500 ans de la Réforme avec, comme point de départ, les 95 thèses que Luther avait affichées en 1517. Aujourd’hui, les églises protestantes sont nombreuses et très différentes les unes des autres. Cet anniversaire nous donne l’occasion de vivre la fraternité dans notre présent, et de rendre notre fraternité visible dans la société. C’est essentiel de nous appuyer sur ce qui nous rassemble, mais aussi sur nos différences, pour témoigner autour de nous.

Q : Concrètement, que va-t-il se passer ?
K.R. :
Des manifestations se dérouleront un peu partout. Au plan national, il y aura un colloque à Paris et un grand week-end de rassemblement à Strasbourg, « Protestants en fête ». Des événements sont prévus aussi en région. Sur Lyon, outre des conférences, des concerts et des expos, le 1er week-end d’octobre sera un moment phare avec, notamment, la Journée de la Fraternité qui se déroulera sur une place publique de la ville.  

Q : En quoi consistera cette journée ?
K.R. :
En une sensibilisation à l’autre, à la différence de l’autre, à l’accueil de l’autre. Parmi les animations, il y aura un parcours de migrants, mais aussi une course humanitaire au profit d’une association que l’on choisira non protestante. Nous rendrons visible ce que font et sont les protestants au travers d’associations à caractère social. Nous vivrons le partage, tout simplement. Nous ferons transpirer le message de l’Evangile !

Témoignage Backmann
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Mes convictions et celles de l'autre

Quand on affiche nos convictions, nous allons à la rencontre des autres qui ont d’autres avis. Il ne s’agit pas de nier nos propres convictions ni de convaincre (de vaincre l’autre, autrement dit). Il s’agit d’affirmer sa propre foi. C’est la juxtaposition qui est difficile. Comment exprimer ma conviction pour que l’autre ait toute latitude de l’entendre ou pas, de la recevoir ou de la contester ? C’est tout l’enjeu de notre société et de notre fédération. Les convictions sont différentes et il est difficile de les faire coexister, même entre protestants !

La vérité est en Christ, pas en nous. C’est de Lui dont nous avons tous et continuellement, à nous approcher. Evitons un piège : confondre nos convictions avec celles du Christ ! Si je pense qu’il y a adéquation complète entre mes convictions et celles de Dieu, je ne laisse plus aucune place au débat, à l’échange et à la rencontre de l’autre.

On a du mal à entendre, à respecter une conviction qui nous déplace, qui nous bouscule. Pourtant, il faut la recevoir. Nous devons travailler nos convictions et laisser nos convictions être travaillées par l’autre et l’Autre. L’Esprit Saint est à l’œuvre ! Hélas, dès que l’on parle de convictions, l’intolérance se lève. Non ! Soyons respectueux et tolérants de nos divergences. Cela ne signifie pas être indifférents ni laxistes. Car non, tout n’est pas bon et tout n’est pas équivalent. Mais la tolérance implique le respect, l’humilité, deux mots essentiels dans la rencontre avec l’autre.

Au nom de ma propre conviction, je dois poser comme socle la liberté de l’autre qui peut avoir une autre conviction que la mienne.

Interview Backmann
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 INTERVIEW : 3 questions à Stephen Backman 

Stephen Backman est pasteur de l’église protestante unie de Lyon à l’Espace Théodore Monod (Vaulx-en-Velin) et président du pôle lyonnais de la fédération protestante. Il est marié avec Joséphine et père de 3 jeunes adultes.

Q : Quel fut le sens du geste de Luther quand il a affiché ses 95 thèses ?
S.T. : Professeur de théologie, Luther avait l’habitude de débattre avec ses collègues et ses étudiants. Les thèses qu’il a affichées étaient écrites en latin. Il s’adressait donc à des érudits avec, entre autres, cette contestation : on ne peut pas acheter le paradis avec des indulgences ! Il ne ciblait pas le grand public même si, par la suite, un objectif de la réforme fut d’apporter la bible à tous, dans la langue parlée par tous. Au départ, Luther n’avait pas prévu de créer une église distincte. Il a même été surpris par les conséquences de cet affichage. 

Q : Que nous dit son geste aujourd’hui ?
S.T. : Comment débattre de nos convictions ? C’est la question que Luther nous pose, à la fois dans nos églises et dans notre société. Débattre ensemble de nos convictions, donc de nos différences, reste un énorme défi. Pourtant, nos convictions invitent à la rencontre…

Q : Et au dialogue œcuménique ?
S.T. : Entre catholiques et protestants luthéro-réformés, les relations ont beaucoup évolué en 500 ans, avec une volonté de dialogue nette après le concile Vatican 2 dans les années 1960. L’Eglise catholique reconnaît la pertinence des propos de Luther. Il ne serait plus condamné de nos jours. En relisant ensemble notre Histoire de manière réconciliée, protestants et catholiques considèrent qu’ils se sont mutuellement caricaturés. Aujourd’hui, l’Alliance luthérienne mondiale et l’Eglise catholique voient dans l’anniversaire de la réforme l’occasion d’un enrichissement mutuel. Quel beau retournement !

témoignage Sternberger
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« Dans le secret des cœurs »

L’homme est-il influencé, illusionné par les progrès des sciences et de la médecine ? A-t-il cru qu’on allait guérir toutes les maladies grâce à ces progrès ? Il faut pourtant le reconnaître : ce n’est pas le cas. Cela ne sera peut-être jamais le cas. Nous restons devant notre finitude. Notre impuissance et notre faiblesse nous frappent. Nous restons mortels. Non, la médecine aussi moderne soit-elle n’a pas réponse à tout. On se posera toujours la question de la maladie, de la guérison, de la vie, de la mort. On en revient à la foi. En même temps, je dirais qu’il ne faut pas évacuer l’aspect physique, corporel. Il ne faut pas le négliger. Car l’être humain est un tout : spirituel, psychique, corporel. Jésus s’occupe du corps entier.

En Suisse, il existe des cultes pour les personnes fatiguées. Ce sont des temps où il est possible de déposer son fardeau, ses soucis, se sentir écouté(e) par ses frères, entouré(e). Il y a des moments où on a besoin de poser devant Dieu une difficulté et de demander à en être allégé(e). Il n’y a rien là d’extraordinaire ni de mystérieux. C’est un moment de compassion.

Je pense profondément que si Dieu guérit, cela se passe dans le secret des cœurs, incognito. Dieu guérit avec la dynamique de l’amour, pas avec la force bruyante d’une idole.

Interview Sternberger
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 INTERVIEW : 3 questions à Françoise Sternberger

Françoise Sternberger est pasteure à La Sarra Oullins (église protestante unie). Son mari, Jean-Pierre Sternberger est pasteur, lui aussi, et bibliste. Elle est mère de 3 jeunes adultes. 

Q : Dieu guérit-il, selon vous ?
F.S. : La vraie question tourne plutôt autour du salut. On comprend peut-être mal ce mot aujourd’hui. De quoi est-on sauvé ? De tout ce qui nous empêche de vivre, nous emprisonne, nous oppresse. La maladie en fait partie. Jésus nous sauve du non-sens, de l’angoisse. Il nous délivre de tous nos esclavages, de la peur de Dieu, de l’autre…

Q : Jésus était-il considéré comme un guérisseur ?
F.S. : A son époque, il existait des thérapeutes ambulants. Il n’en était pas un. Nulle part, il n’est écrit que Jésus est guérisseur. Il enseigne, guérit, fait des miracles, apporte la lumière, porte les fatigués. S’il était venu seulement pour guérir, cela l’enfermerait dans un rôle de marabout. La question du salut ou de la foi est plus grande.

Q : Comment comprendre les passages de l’Evangile où Jésus guérit ?
F.S. : Je pense à ce passage en Marc 5, par exemple. Une femme qui perdait du sang depuis 12 ans touche le manteau de Jésus. Il lui dit : Va en paix, sois guérie de ton mal. On le voit : Jésus se donne, donne de son énergie. Dans ce geste, il y a autre chose que la démonstration d’une force magique. Il y a le signe que Jésus est bien celui qui vient pour donner sa vie pour le monde. Il prend soin des gens. On peut voir la guérison comme un signe posé, qui dit quelque chose, pas seulement à la personne concernée, mais à un groupe, un peuple, une église. La guérison est un langage qui dit la puissance de Dieu, pas une puissance écrasante, mais une dynamique, un souffle qui passe.

Copyright
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Contact : Protestants 2017 à Lyon, 4 rue du Dr Leriche, 69740 Genas : contact@protestants2017-lyon.org

Evénements organisés en France par la FPF : Protestants 2017

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